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firewall Chaque ordinateur connecté à internet (et d'une manière plus générale à n'importe quel réseau informatique) est susceptible d'être victime d'une attaque d'un pirate informatique. La méthodologie généralement employée par les pirates informatiques consiste à scruter le réseau (en envoyant des paquets de données de manière aléatoire) à la recherche d'une machine connectée, puis à chercher une faille de sécurité afin de l'exploiter et d'accéder aux données s'y trouvant. Cette menace est d'autant plus grande que la machine est connectée en permanence à internet pour plusieurs raisons : * La machine cible est susceptible d'être connectée sans pour autant être surveillée ; * La machine cible est généralement connectée avec une plus large bande passante ; * La machine cible ne change pas (ou peu) d'adresse IP. Ainsi, il est nécessaire, autant pour les réseaux d'entreprises que pour les internautes possédant une connexion de type câble ou ADSL, de se protéger des intrusions réseaux en installant un dispositif de protection. Qu'est-ce qu'un pare-feu? Un pare-feu (appelé aussi coupe-feu ou firewall en anglais), est un système permettant de protéger un ordinateur des intrusions provenant du réseau (ou bien protégeant un réseau local des attaques provenant d'Internet). Le pare-feu est un système permettant de filtrer les paquets de données échangés avec le réseau, il s'agit ainsi d'une passerelle filtrante. Pare-feu Le système firewall est un système logiciel, reposant parfois sur un matériel réseau dédié, constituant un intermédiaire entre le réseau local (ou la machine locale) et les "réseaux extérieurs". Notion de pare-feu personnel Dans le cas où la zone protégée se limite à l'ordinateur sur lequel le firewall est installé on parle de firewall personnel (pare-feu personnel). Ainsi, un firewall personnel permet de contrôler l'accès au réseau des applications installées sur la machine, et notamment empêcher les attaques du type cheval de Troie, c'est-à-dire des programmes nuisibles ouvrant une brêche dans le système afin de permettre une prise en main à distance de la machine par un pirate informatique. Le firewall personnel permet en effet de repérer et d'empêcher l'ouverture non sollicitée de la part d'applications non autorisées à se connecter. Le fonctionnement d'un système firewall Un système pare-feu contient un ensemble de règles prédéfinies permettant : * Soit d'autoriser uniquement les communications ayant été explicitement autorisées : "Tout ce qui n'est pas explicitement autorisé est interdit". * Soit d'empêcher les échanges qui ont été explicitement interdits. Le choix de l'une ou l'autre de ces méthodes dépend de la politique de sécurité adoptée par l'entité désirant mettre en oeuvre un filtrage des communications. La première méthode est sans nul doute la plus sûre, mais elle impose toutefois une définition précise et contraignante des besoins en communication. Le filtrage de paquets Un système pare-feu fonctionne sur le principe du filtrage de paquets. Il analyse les en-têtes de chaque paquet (datagramme) échangé entre une machine du réseau local et une machine extérieure. Ainsi, lorsqu'une communication a lieu entre une machine du réseau extérieur et une machine du réseau local, et vice-versa, les paquets de données passant par le firewall contiennent les en-têtes suivants, systématiquement analysés par le firewall : * adresse IP de la machine émettrice ; * adresse IP de la machine réceptrice ; * type de paquet (TCP, UDP, etc.) ; * numéro de port (rappel: un port est un numéro associé à un service ou une application réseau). Les adresses IP contenues dans les paquets permettent d'identifier la machine émettrice et la machine cible, tandis que le type de paquet et le numéro de port donnent une indication sur le type de service utilisé. Les ports reconnus (dont le numéro est compris entre 0 et 1023) sont associés à des service courants (les ports 25 et 110 sont par exemple associés au courrier électronique, et le port 80 au Web). La plupart des dispositifs pare-feu sont au minimum configurés de manière à filtrer les communications selon le port utilisé. Il est généralement conseillé de bloquer tous les ports qui ne sont pas indispensables (selon la politique de sécurité retenue). Le port 23 est par exemple souvent bloqué par défaut par les dispositifs pare-feu car il correspond au protocole Telnet, permettant d'émuler un accès par terminal à une machine distante de manière à pouvoir exécuter des commandes à distance. Les données échangées par Telnet ne sont pas chiffrées, ce qui signifie qu'un individu est susceptible d'écouter le réseau et de voler les mots de passe circulant en clair. Les administrateurs lui préfèrent généralement le protocole SSH, réputé sûr et fournissant les mêmes fonctionnalités que Telnet. Le filtrage applicatif Le filtrage applicatif permet de filtrer les communications application par application. Le filtrage applicatif opère donc au niveau 7 (couche application) du modèle OSI, contrairement au filtrage de paquets (niveau 4). Le filtrage applicatif suppose donc une connaissance des protocoles utilisés par chaque application. Le filtrage applicatif permet, comme son nom l'indique, de filtrer les communications application par application. Le filtrage applicatif suppose donc une bonne connaissance des applications présentes sur le réseau, et notamment de la manière dont elle structure les données échangées (ports, etc.). Un firewall effectuant un filtrage applicatif est appelé généralement « passerelle applicative », car il permet de relayer des informations entre deux réseaux en effectuant un filtrage fin au niveau du contenu des paquets échangés. Il s'agit donc d'un dispositif performant, assurant une bonne protection du réseau, pour peu qu'il soit correctement administré. En cont repartie une analyse fine des données applicatives requiert une grande puissance de calcul et se traduit donc souvent par un ralentissement des communications, chaque paquet devant être finement analysé. Les limites des firewalls Le fait d'installer un firewall n'est bien évidemment pas signe de sécurité absolue. Les firewalls n'offrent une protection que dans la mesure où l'ensemble des communications vers l'extérieur passent systématiquement par leur intermédiaire. Ainsi, les accès au réseau extérieur par contournement du firewall sont autant de failles de sécurité. C'est notamment le cas des connexions effectuées à l'aide d'un modem. De la même manière, l'introduction de supports de stockage provenant de l'extérieur sur des machines internes au réseau ou bien d'ordinateurs portables peut porter fortement préjudice à la politique de sécurité globale. Enfin, afin de garantir un niveau de protection maximal, il est nécessaire d'administrer le pare-feu et notamment de surveiller son journal d'activité afin d'être en mesure de détecter les tentatives d'intrusion et les anomalies. Par ailleurs, il est recommandé d'effectuer une veille de sécurité (en s'abonnant aux alertes de sécurité des CERT par exemple) afin de modifier le paramétrage de son dispositif en fonction de la publication des alertes. La mise en place d'un firewall doit donc se faire en accord avec une véritable politique de sécurité.